Bienvenue
les trois piliers de ce nouveau blog de la commune d'Hillion que nous vous invitons à découvrir
N'hésitez pas à commenter les articles publiés.
N'hésitez pas à nous envoyer vos infos, photos à l'adresse suivante :
Beaucoup d'évènements, beaucoup de médiatisation, ces derniers temps sur les
algues vertes... Il est temps de faire le point sur ce dossier.
QU'AVONS-NOUS FAIT DEPUIS MARS 2008 ?
Conscients de la dangerosité des algues en décomposition, nous avons pris le parti de ramasser
toutes les algues échouées
sur notre littoral, et aussi celui de rendre au moins une plage propre aux habitants et aux touristes.
Nous avons décidé de parler de ce fléau qui frappe Hillion depuis tant d'années :
C'est ainsi qu'exaspérés de voir autant de quantités
d'algues échouer sur nos plages, et surtout, de voir que rien ne bougeait sur ce grave problème, nous avons invité la presse locale à faire un article sur ce sujet, début juillet
2008. Les médias se sont, à ce moment là, intéressés à nous... Et Thalassa est arrivé...
Si on pouvait déplorer le côté trop négatif pour notre département en une seule émission, le reportage sur les algues vertes était objectif, et cela a fait bouger les choses. Les
touristes n'ont pas attendu cette émission pour ne plus venir très nombreux à Hillion, il y a des années que notre commune ne double plus sa population en été comme autrefois !
Depuis, les émissions, les interventions se sont succédées...
A plusieurs reprises, à partir de septembre 2008, nous avons interpellé la Préfecture pour travailler d'ores et déjà pour l'été 2009. Ne voyant rien venir, j'ai pris l'initiative de provoquer en Mairie, une réunion en Janvier 2009 afin d'alerter l'ensemble des institutions sur ce problème
(Préfecture, Syndicats de traitement des déchets, Agglomération, Conseil Général, Maires des communes voisines touchées.) Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture a accepté de
prendre la main sur une nouvelle réunion en préfecture en février 2009, afin de mettre en oeuvre ce qui avait été convenu précédemment, notamment
en matière de stockage et traitement des algues. SAINT BRIEUC AGGLOMERATION nous a apporté son soutien et s'est dite prête à prendre la compétence
algues vertes.
Malheureusement, le résultat n'a pas été à la hauteur des engagements, et aucun nouveau lieu de stockage n'a été débloqué pour la saison 2009... Notre plate-forme de la Ville Indeloup ne
devait servir que de lieu de premier mélange avec des déchets verts, et le stabilisat devait repartir immédiatement vers l'usine de traitement des OM des Châtelets, et une deuxième plate-forme de
dépôt. TOUT CELA A TENU JUSQU'A FIN JUIN...faute de deuxième plate-forme et faute d'acheminement vers les Châtelets ! Pendant un moment, nous avons pu évacuer des algues fraîches
vers l'usine de Lantic et de Dol de Bretagne, mais tout a été vite saturé.
Je tiens à saluer le gros travail effectué par Claude CABARET, adjoint à l'environnement et aux travaux, et les services de la mairie, pour les nombreuses heures passées à gérer le ramassage
et tout ce qui va avec ! Nous avons atteint à ce jour 20 000 tonnes d'algues ! Nous avons dû nous résoudre à
laisser partir le compost vers des maraichers ou autre exploitation ne présentant pas un excédent d'azote. Mais, l'évacuation du stabilisat n'est pas immédiate et cela a
provoqué la surcharge de la plate-forme et LES NUISANCES OLFACTIVES pour les riverains. Si les déchets verts permettent d'éviter la décomposition des algues, ils ne réduisent pas les odeurs !
L'exploitant expérimente actuellement le mélange avec de la paille, ce qui réduit aussi les volumes.
CETTE SITUATION DIFFICILE PROVOQUE, et c'est bien normal, la REVOLTE des riverains. Ils en ont assez de supporter ces odeurs, de ne pas pouvoir vivre dehors,
et ils craignent pour leur santé. OUI, il faudrait pouvoir fermer la plate-forme, c'est ce qui est demandé, MAIS, que faire des algues qui vont encore arriver ? IL SERAIT
TOTALEMENT IRRESPONSABLE de les laisser sur les plages, en décomposition. Tout le monde le reconnait enfin, les algues en
putréfaction peuvent être mortelles... C'EST POURQUOI, nous faisons tout ce que nous pouvons depuis plusieurs mois pour obtenir un autre lieu de stockage. La Commune de
Planguenoual a accepté, et je les remercie, que Lamballe Communauté aménage un terrain libre derrière l'usine de traitement. C'est notre seul espoir d'améliorer la situation, et
pourtant, Monsieur Ollivro de l'association Halte aux Marées Vertes et le bureau ne partagent pas ce point de vue, mais rien d'autre n'est proposé... Construire des usines de
méthanisation, c'est investir à partir d'une matière première qui doit rester éphémère, c'est encore dépenser beaucoup d'argent dans le curatif au lieu de l'investir dans le préventif.
Les actions curatives ne font que répondre à une urgence, il est capital de traiter le problème à sa source, c'est-à-dire oeuvrer pour une réduction des nitrates.
LE PREVENTIF, c'est sur quoi j'ai beaucoup insisté lors de la réunion de travail, à laquelle j'ai pu participer, avec le Premier Ministre et trois autres ministres du
Gouvernement, à ST MICHEL EN GREVE le 20 aout dernier. (Hillion ne faisait pas partie des communes très touchées, car les statistiques dataient des années avant 2008
lorsque les algues n'étaient plus beaucoup ramassées !)
J'ai beaucoup insisté sur la nécessité pour l'Etat de prendre toutes les mesures nécessaires pour réduire les pressions
azotées sur les terres, pour apporter aux agriculteurs un soutien financier en matière d'accompagnement à l'évolution des pratiques agricoles. Nos jeunes agriculteurs subissent ce qui
a été fait pendant ces quarante dernières années, ce qui leur a été conseillé de faire. Nous ne pouvons pas les accuser de tous les maux ! Beaucoup d'efforts sont faits mais
ils doivent être aidés pour poursuivre. Les efforts doivent se faire aussi au-delà de nos communes littorales. Il est indispensable que tout le monde travaille ensemble sur cette
problématique.
Si nous avons obtenu de la part de l'Etat, la reconnaissance de sa responsabilité dans
les algues vertes, et la prise en charge financière de toutes nos dépenses, ce qui devait représenter pour Hillion environ 100 000 € pour 2009, (en résiduel), nous attendons que le PLAN D'ACTIONS qui doit être mis en
place rapidement ne soit pas une coquille vide, et nous continuerons d'être actifs sur ce point.
QUELLES ACTIONS POUR 2010 ?
Depuis tous ces évènements, les choses bougent au niveau de l'Etat et de la Région. Nous sommes invités à deux réunions prochainement, l'une en Préfecture et l'autre au Conseil Régional, avec
toutes les communes de Bretagne touchées par le même problème.
Nous avons également rencontré un partenaire qui travaille à la possibilité de déssèchement des algues dès leur collecte, afin de faciliter leur transport dans des secteurs qui manquent de
déchets organiques.
D'autre part, Alain Lafrogne, adjoint au Développement, est membre de la Commission Locale de l'Eau (CLE) et participe à la commission du SAGE. Dans un prochain article, nous parlerons de ce
deuxième problème, qu'est l'enjeu de la reconquête de la qualité de la ressource en eau, et qui lui concerne la pollution bactériologique de l'eau et non les algues vertes.
Enfin, je tiens à vous communiquer ma réaction, parue le 2 septembre
dernier suite à un article paru dans la Presse d'Armor du Trégor, le 26 août , disant... que les algues vertes pouvaient être bénéfiques.... J'ai également écrit au
Président du Conseil Général pour lui dire combien les propos tenus par le Directeur du CEVA (Centre d'Etudes et de Valorisation des Algues) étaient inadmissibles pour les
habitants d'Hillion.
Yvette Doré, Maire
à l'attention du journal la Presse d'Armor, Paimpol
> Objet : votre article du 26 aout sur les algues vertes
Bonjour, je suis Yvette Doré, Maire d'HILLION, et je vous adresse ce message pour vous dire ma stupéfaction de lire un tel article sur les algues vertes !!! Comment
peut-on oser écrire "une des solutions pour réguler les marées vertes, c'est d'assurer des débouchés industriels à l'algue verte ! puis encore "on est en train de démolir toute une filière"
Ok, je prends acte que cette phrase vient du Directeur du centre de recherche du CEVA !!! avec un tel point de vue, je comprends mieux pourquoi on paie des études depuis 30 ans sur les
algues vertes !!
Non, messieurs, les algues vertes doivent être un produit éphémère ! demandez aux habitants d'Hillion ce qu'ils en pensent ! venez voir le résultat sur nos plages, notre plate-forme
! Qu'un chef d'entreprise appelle cela une richesse bretonne, j'ose à peine y croire !! Connaissent-ils vraiment nos algues ? on ne parle pas des mêmes algues ! Oui, ces
algues tuent. Ce ne sont malheureusement pas les mêmes algues que celles utilisées en thalasso. Et même si ce "'produit" était utilisable, nous, habitants d'Hillion, nous n'en voulons
pas ! nous en avons ramassé 20 000 tonnes à ce jour cette saison ! quelle fortune nous laissons passer alors ! Savez-vous que nos côtes ne sont pas toutes accessibles aux engins
de ramassage et que ces algues restent dans les rochers, dans les criques, et qu'au bout de 3 jours, elles sont mortelles, pour les animaux comme pour les hommes. Pas plus tard
qu'aujourd'hui, l'équipe de ramassage a tout stoppé,car l' appareil pour déceler le H2S est allé jusqu'à 800 mpp. Demandez aux riverains de la plate-forme ce qu'ils pensent de ces algues !
ils n'en peuvent plus, l'odeur, les gaz dégagés leur créent des allergies ! les maisons ne se vendent plus, mais ce n'est pas à cause de la mauvaise publicité que l'on fait aux algues,
c'est tout simplement à cause des odeurs que cela dégage.
Ramasser dans l'eau avant qu'elles ne se décomposent ? ce serait effectivement une solution idéale mais... cela ne pourra se faire que sur quelques plages, car dans bien des cas, les véhicules de
transport (car il faut bien transporter ! ) ne peuvent accéder. Et quand bien même nous trouverions des solutions satisfaisantes, croyez-vous que c'est ce que nous attendons ? non, nous voulons
pouvoir profiter de nos plages comme autrefois, profiter des bains de mer sans avoir de véhicules de ramassage d'algues vertes, profiter du bon air marin.
Donc, cessons de déployer des efforts comme le dit votre article, pour trouver des débouchés industriels, réunissons tous les moyens possibles pour empêcher qu'elles arrivent ! Vous
écrivez aussi que les débouchés sont nombreux, dont le compostage en mélange avec les végétaux. Venez, je vous invite, à venir voir la plate-forme de mélange ! nous avons tellement d'algues
que nous n'avons plus de déchets verts, nous en sommes à la paille. Oui, certains étudient la possibilité de sécher les algues fraiches pour les transporter et faire du compost. D'accord,
si ce compost se substitue aux engrais chimiques et à l'épandage du lisier, mais ce n'est pas le cas... Oui, nous en avons encore pour plusieurs années malheureusement à subir ces marées vertes,
et il faudra améliorer les conditions de ramassage, d'évacuation, mais faisons le par nécessité, pas par rentabilité, car alors là, c'en est fini de nos côtes ! "
Yvette DORE, Maire d'Hillion
Interpellés par des habitants qui s'inquiètent et n'apprécient pas le va et vient des camions d'algues vertes, voici la réponse que nous faisons :
Oui, malheureusement, il y a encore beaucoup d’algues vertes et cela risque de continuer encore de nombreuses années, compte tenu du fait qu’aucune mesure nationale n’est mise en place contre ce
fléau.
Oui, nous avons dit que la méthode employée était satisfaisante jusqu’ici sur le plan olfactif, mais ceci ne pourra perdurer que si nous pouvons
déstocker régulièrement. Non, nous n’avons pas dit que ce ne serait plus vert !
Oui, il y a un trafic incessant de camions et tracteurs sur les petites routes communales, ce qui oblige à une certaine prudence des véhicules. Ce trafic ne cessera que lorsqu’il n’y aura plus
d’algues. Fort heureusement, cette année, la solidarité intercommunale fait que les algues vertes sont acceptées bien au-delà du territoire d’Hillion et nous ne pouvons que nous en réjouir. Elles
s'en vont à Trégueux, Lantic, Ploufragan et même Dol
de Bretagne !
Oui, tout cela a un coût qui sera là aussi partagé grâce à la solidarité communautaire qui se met en place, suite à mes incessantes interventions
et à la prise de conscience quasi générale depuis que nous avons rompu le silence sur ce terrible phénomène qui touche principalement notre commune. Oui, nous demandons l’engagement aux exploitants agricoles, maraîchers, qui acceptent de
libérer la plate-forme et d’utiliser ce compost en substitut des engrais chimiques.
Non, le bilan écologique de ces opérations n’est certes pas satisfaisant, mais avez-vous d’autres solutions ? Certes, nous pourrions baisser les bras et laisser toutes ces algues dans la Baie pour qu’elles continuent de proliférer, comme cela a d’ailleurs été le cas toutes ces
dernières années. Nous pourrions en effet les laisser pour que les gaz qui s’en dégagent continuent d’être un fléau pour la santé publique.
Oui, nous pourrions prendre le risque de voir un enfant tomber dans une couche d’algues en décomposition, mais voyez-vous, ce n’est pas là notre
conception de la responsabilité d’élus. Je sais qu’au-delà des nuisances que cela peut produire dans les villages traversés par les camions, la population d’Hillion est solidaire des habitants de
la Grandville, les premiers touchés par ce sinistre. »
Yvette Doré, Maire
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Contrairement à l'eau du robinet, l'eau de pluie est gracieusement offerte à qui sait « la cueillir ». Toutefois, une fois stockée, il importe de bien l'utiliser pendant les périodes de sécheresse.
Solutions pour recueillir l’eau de pluie
• Placer des réservoirs à la descente des gouttières (disponibles dans toute jardinerie ou magasin de bricolage) qui peuvent être habilement masqués par un rideau d'arbustes ou une plante grimpante.
• Reconvertir en réserve d’eau une ancienne fosse septique qui ne sert plus depuis le
raccordement au tout à l'égout. Vérifier auparavant que la vidange a bien été faite.
• Pour les habitations en construction, installer une citerne enterrée sur laquelle sont branchées les descentes de gouttières. L'eau pourra être puisée pour arroser le jardin ; le qui permet une réduction de la facture d'eau.
Bien arroser pour limiter les besoins en eau de la plante :
• Tenir compte de la pluie prévue ou tombée les jours précédents : tout arrosage avant ou après une pluie est un arrosage inutile (sauf dans le cas d’une implantation)
• Arroser plutôt le soir pour éviter qu'une grande partie de l'eau ne s'évapore et que le feuillage de certaines plantes ne brûle au soleil.
• Arroser abondamment à plusieurs jours d'intervalle plutôt qu'un petit peu chaque jour : les plantes développeront des racines plus profondes et seront moins sensibles à la sécheresse.
• Utiliser des techniques d'arrosage économiques :
goutte-à-goutte, tuyaux suintants qui peuvent se brancher sur un programmateur.
Pour limiter les arrosages :
• Pailler les arbustes et les
cultures
• Un bon binage vaut 2 arrosages, y consacrer un peu de temps est rentable ! Il permet d'avoir un sol travaillé en surface qui freine l'évaporation tout autant qu'il maintient la terre propre en la débarrassant des plantes indésirables.
• N'arroser que les plantes qui en ont réellement besoin et attendre qu'elles manifestent leur manque d'eau, mais alors allez-y franchement ! Pour les plantes particulièrement exigeantes (ex : pied de tomates) installer une bouteille dont le fond a été découpé, l’enfoncer des deux tiers et de biais, pour apporter la quantité d'eau nécessaire directement au niveau des racines.
• Ne pas arroser le gazon et ne pas le tailler trop
court.
• Apprendre à observer son jardin et préférer les plantes adaptées au climat local : certaines vivaces comme les rosiers, les pivoines, les joubardes,... supportent très bien de ne pas être arrosées.
• Ne pas planter d'arbre et d'arbuste au printemps ou en été, les racines n'ont pas le temps de se développer suffisamment pour résister au manque d'eau. Privilégier les plantations d'automne.
Avec les tontes de gazon (en fine épaisseur) et les feuilles ramassées en automne : le paillage protège du froid mais aussi des fortes chaleurs, il conserve mieux l'humidité du sol et en plus, il
évite la pousse d'herbes indésirables également consommatrices d'eau.
Conférence mardi 16 juin à 20h30
à l'Espace Georges Palante
La gestion des espaces verts de nos villes est en train de vivre une réelle "révolution" : Les mauvaises herbes retrouvent une place dans nos parcs et jardins. Rencontre avec Vincent
Verroust ethnobiologiste et les services espaces verts de plusieurs communes de l'agglomération.
Mais au fait, c'est quoi une "mauvaise herbe" ?
Pour l'amoureux de la nature, elles sont indispensables à la biodiversité. Pour l'herboriste, elles constituent un trésor de santé qu'il est urgent de redécouvrir. Pour d'autres, ce n'est
pas propre et elles rentrent en compétition avec nos jardins qu'elles colonisent, mais sont elles nuisibles pour autant ?
Alors, herbes dites mauvaises ou désherbant polluant ? A vous de choisir ...et d'en débattre.
C'est avec Vincent VERROUST responsable de
projets scientifiques pour l'association Jardins du Monde que vous débattrez. Ethnobotaniste, il vous fera partager son expérience tant en France que dans divers pays étrangers.
En France,
cette association s'attache au développement du projet Flora armorica, dont les objectifs visent au recensement des savoirs liés aux plantes dans la Bretagne historique (5 départements). Il
intègre un projet plus vaste, nommé Flora celtica, qui regroupe les pays de langue ou tradition celtique. Les enquêtes s'effectuent progressivement de part et d'autre en Bretagne, grâce à notre
équipe bénévole d'ethnobotanistes. Avec le Conservatoire botanique national de Brest, l'association a collaboré au projet " Contes et plantes ", dont l'objectif à long-terme est de créer sur
Internet un répertoire international de contes liés au végétal afin de sensibiliser les jeunes générations à la conservation de l'environnement.
(gratuit, contact et résevation auprès de la Maison de la Baie : 02 96 32 27 98)
La Préfecture demande aux mairies de Quessoy et des communes limitrophes, dont celle d’Hillion, d’aviser la population de la mise en enquête publique d’une demande de restructuration avec augmentation de cheptel d’un élevage avicole, d’une capacité de 79 627 poulets de chair, soit 91 571 animaux-équivalents. Cette demande est présentée par l’EARL Le Grand Bignon. Elle nécessite un plan d’épandage qui concerne plusieurs communes dont la commune d’Hillion.
En cette période où les échouages d’algues vertes sont de nouveau présents sur les plages d’Hillion, il apparaît important que chacun s’implique en allant consulter le dossier disponible à la mairie de Quessoy, et en faisant part de ses commentaires. Le dossier est consultable du 25 mai au 24 juin inclus. Les heures d’ouverture de la mairie sont les suivants :
Le commissaire enquêteur est à la disposition du public le 3 juin de 14h à 17h, le 6 juin de 9h à 12h, le 19 et le 24 juin de 14h à 17h.
L'Association familiale rurale organise une soirée d'information sur le
jardinage le M
ercredi 6 Mai 2009 à 20h30 à la petite salle des dunes à Hillion .
Jean-François Andrieux, maraîcher bio en retraite à Ploufragan, nous expliquera à travers un montage diapos comment cultiver les différentes espèces potagères sans
produits chimiques (carotte,poireau ,tomate etc..).
La réunion est ouverte à tous les jardiniers amateurs débutants ou confirmés !
...et grâce à eux limitons l’usage des pesticides
Aussi appelés auxiliaires, qui sont-ils ?
Ce sont tous les animaux, dont beaucoup d’insectes qui assurent des missions considérées comme « positives » pour le jardinier :
les décomposeurs (bactéries,champignons, cloportes, lombrics…) qui transforment la matière organique pour qu’elle soit assimilable par les plantes. Indispensables à la fertilité des sols, ils aèrent et ameublissent aussi la terre.
Les pollinisateurs
(abeilles, bourdons, papillons,…) qui permettent la reproduction des plantes qui donneront alors des fruits. Sans eux, un grand nombre d’espèces
végétales disparaîtraient et les rendements baisseraient.
Les prédateurs (crapaud commun, chauve-souris, hérisson, coccinelle…) qui régulent les populations de ravageurs (limaces, chenilles, pucerons,…) et permettent de limiter l’usage de
produits chimiques.
Comment favoriser leur installation ?
Bien choisir ses plantes : végétaux d’origine locale appréciés des insectes auxiliaires (logis et nourriture). Planter des haies fleuries avec quelques arbustes champêtres tels que le buis, le sureau, le lierre ou le fusain d’Europe.
Adapter l’entretien du jardin en laissant fleurir la pelouse (pâquerette, centaurée, trèfles, pissenlits, …), en couvrant la terre avec un paillis, en conservant une friche, en compostant vos déchets et bien sûr en évitant l’usage de pesticides.
Créer des refuges pour les auxiliaires : simple et facile à aménager (tas de branchage, grosses pierres ou muret en pierres, point d’eau…) et/ou à faire soi-même (refuge à perce-oreille, abri hivernal pour coccinelle et chrysope *, nichoirs à chauves-souris ou à mésange bleue), placé de préférence orientation sud est à l’abri du vent.
*bois creux ou tiges creuses comme celles de fenouil placé de préférence orientation sud est à l’abri du vent.
Eviter ou briser le cercle vicieux : plus le jardinier traite, plus il doit traiter !
La grande majorité des êtres vivants ne sont ni utiles, ni nuisibles au jardinier. Ils participent tout simplement à l’équilibre des écosystèmes.
L’usage des désherbants, de produits de traitement et d’engrais chimique soluble détruit les équilibres écologiques. Ils affectent la vie des auxiliaires. Les ravageurs en profitent toujours pour pulluler, on entre dans un cercle vicieux.
Les agriculteurs étaient invités par la
municipalité le mercredi 1er avril pour un échange sur le remembrement, les plantations et les algues vertes
Le milieu agricole communal a été mis à contribution en 2008, tant sur le plan du
remembrement que sur plan de la participation au déstockage du compost à la ville Indeloup. La municipalité conduite par Yvette Doré a souhaité rencontrer les exploitants afin de faire le bilan
sur ces deux thèmes.
Le remembrement : la dernière phase des travaux doit s’achever vers le 30 avril. Elle consiste à la réalisation d’un empierrement et au sablage des chemins ;
globalement, les exploitants présents sont satisfaits de cette opération. Les échanges de terres s’effectuent toujours entre exploitants afin de faciliter les opérations culturales, car le
réaménagement foncier est un remembrement de propriétés et non d’exploitation.
Les plantations : l’entreprise Lucia de Gouarec a terminé les plantations fin mars. Les mauvaises conditions atmosphériques des saisons précédentes ont fait durer cette phase de travaux un peu plus longtemps que prévu car l’accès aux parcelles dans certains secteurs était impossible. Pour la réalisation des plantations, les agriculteurs ont dû déplacer leurs clôtures afin de laisser libre accès à l’entreprise Savean de Penvenan qui se chargeait du paillage. D’une épaisseur de 15 cm environ, ce paillage est constitué de copeaux de déchets de fabrication des cageots provenant des établissements Samson de Plancoët.
L’entreprise Lucia interviendra pendant trois années, pour l’entretien des haies plantées. Elle effectuera deux passages, un à la fin du printemps, l’autre à l’automne, et ce jusqu’en 2011.
Au cours de la réunion, il a été signalé que de nombreux ormes plantés dans les haies étaient morts et qu’il serait peut-être nécessaire de prévoir un nouveau programme de plantations. Alain Lafrogne, adjoint au développement durable, a indiqué que c’était envisageable, dans le cadre des actions des bassins versants du Gouessant et du St-Jean.
Lors du remembrement, 27 632 m de haies à plat ont été plantées, 4650 m de talus réalisés, 4406 m en rembourrage, soit 36 km 688 de haies et 50 ares de bois.
En 1997-98-99, 20 kms de haies bocagères avaient été plantées dans le cadre du F.G.E.R* en collaboration avec la Fédération des CUMA.
*Fond de Gestion de l’Espace Rural.
La plate-forme de traitement des algues vertes de la Ville Indeloup :
Yvette Doré a remercié les exploitants qui ont participé
au déstockage du compost. Des contacts multiples ont été engagés, afin de mettre en place une nouvelle procédure de ramassage et de traitement des algues vertes ainsi que de leur stockage dans de
nouveaux sites. La plate-forme actuelle recevra des algues fraîches qui seront mélangées avec des déchets verts pour produire un stabilisat qui partira ensuite immédiatement vers des
plates-formes de stockages extérieures.
La municipalité est consciente des efforts consentis par les agriculteurs Hillionnais pour contribuer à l'amélioration du phénomène de prolifération des algues vertes, en modifiant diverses
méthodes de culture, à savoir : la mise en place de couverts végétaux qui permettent de piéger les nitrates pendant l’hiver, l’installation aux normes des bâtiments d’élevages, de
nouvelles méthodes de culture, le remplacement d’une partie des surfaces maïs par des prairies à base de trèfle et autres cultures pérennes. Elle encourage vivement ces efforts qui permettront de
retrouver à terme une qualité de l’eau, et exprime le souhait que l'ensemble de la profession agricole, bien au-delà du territoire d'Hillion, prenne également la mesure de cette remise en cause
urgente de biens des pratiques. Les agriculteurs d'Hillion ne pourront pas, à eux seuls, changer le cours des choses, l'ensemble des bassins versants est concerné. La prise de conscience doit
être collective, et c'est pour cela que les Elus municipaux ont accepté de s'exprimer dans l'émission de Thalassa.
Révision du PLU :
Madame Le Maire a annoncé qu’un schéma d’aménagement urbain va être lancé pour les bourgs d'Hillion et St René, en préalable à l'étude du PLU (plan local d'urbanisme en remplacement du plan d'occupation des sols), qui débutera dans quelques mois.
Beaucoup de réactions après l'émission de Thalassa, négatives et positives....
Que doit-on en penser ?
Certes, l'ensemble de l'émission portait, comme cela était prévu, sur les problèmes d'environnement. Il se trouve que ce soir-là, il y avait beaucoup de problèmes... Etait-il
judicieux de revenir sur les marées noires d'il y a 25 ans et plus ? Ne pouvait-on pas montrer aussi les beaux paysages de l'Ile de Bréhat ?
En ce qui concerne le reportage sur les algues vertes, nous considérons qu'il était objectif et qu'il a su montrer la problèmatique à laquelle nous sommes confrontés. Il a aussi montré de
magnifiques images de nos côtes, et depuis, des personnes viennent découvrir nos sentiers ! Même si l'ouverture de la séquence était un peu "théâtrale", la réalité est bien celle-là :
lorsque les algues restent se décomposer sur la plage, les gaz qu'elles contiennent sont nocifs. Les évolutions dans le domaine agricole ont été présentées, il manquait l'important travail
réalisé dans le cadre de la protection des bassins-versants.
Néanmoins, il est temps que les algues vertes fassent parler d'elles, que l'on prenne conscience des centaines de millions d'euros dépensés pour des résultats insignifiants depuis 30 ans. Il est
temps que tout le monde réagisse avant que les belles plages du reste de la côte bretonne ne soient à leur tour touchées. Il est temps que tous les élus et l'Etat se serrent les coudes pour
lutter efficacement contre ce fléau.
En ce qui concerne Hillion, il n'y a pas eu besoin d'émission télévisée pour que les touristes abandonnent nos plages, et l'on s'aperçoit qu'ils reviennent vite dès que l'on nettoie le
littoral..cela a été le cas de la plage de Lermot l'été dernier, à nouveau réinvestie du fait du nettoyage. La qualité des eaux de la Baie est un enjeu économique important, non seulement pour le
tourisme, mais aussi pour la pêche et la mytilliculture et la commune d'Hillion est là doublement concernée.
Le message que nous voulons faire passer est que nous travaillons sur les deux plans : le curatif et le préventif. Nous préparons à nouveau la saison 2009, les algues sont arrivées...
faiblement certes, mais sûrement malheureusement !
Yvette Doré, Maire
De nombreuses études ont permis de mettre en évidence la pollution des eaux par les pesticides.
Tout applicateur de pesticides (agriculteurs, collectivités et services publics, particuliers, etc.) est donc responsable de la qualité de l’eau et se doit de tout mettre en
œuvre pour l’améliorer.
Aujourd’hui, afin de préserver la qualité de l’eau, les agriculteurs s’emploient à améliorer leurs pratiques en procédant à certains aménagements (mise en place de bandes enherbées, de talus, etc.).
En ce qui concerne les zones urbaines, le risque majeur provient essentiellement des surfaces imperméables.
En effet, dès la première pluie, les pesticides appliqués ruissellent rapidement vers les eaux.
Pour pallier ce problème, votre commune a décidé d’améliorer ses pratiques en réalisant un plan de désherbage communal.
La conception de ce plan a été confiée à Proxalys Environnement, un bureau d’étude ayant déjà réalisé plus d’une centaine de plans de désherbage sur toute la Bretagne et bénéficiant de fait d’une bonne expérience en désherbage communal.
Quelques rappels :
· Arrêté préfectoral relatif à l’interdiction d’utilisation des produits phytosanitaires à proximité de l’eau depuis le 1er février 2008 (en remplacement de l’arrêté de 2005) et dans toute la Bretagne :
Afin de réduire les risques de pollution des eaux de surface sur l’ensemble du territoire, l’application ou le déversement de tout produit phytosanitaire est interdit pendant l’année à moins d’un mètre de la berge de tout fossé, cours d’eau ou point d’eau et au minimum à moins de 5 mètres de tout point d’eau figurant sur une carte IGN au 1/25000ème. Aucune application ne doit être réalisée sur les avaloirs, caniveaux et bouches d’égouts.
Cet arrêté concerne tout utilisateur de produits phytosanitaires (y compris les particuliers).
Tout contrevenant s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 € assorti d’une peine de 2 ans de prison.
Si vous décidez de traiter une zone non concernée par cet arrêté, ayez toujours à l’esprit les aspects suivants :
· Il ne faut pas traiter sur des surfaces imperméables.
· Tous les pesticides sont dangereux, il faut agir avec précaution
· N’oubliez pas de vous protéger ! Des gants, masques, lunettes, une combinaison sont impératifs pour traiter.
· Ne pas manger, ne pas boire, ne pas fumer pendant un traitement.
- Qu’est-ce qu’un plan de désherbage communal ?
C’est un
outil permettant aux communes de diminuer leur utilisation de désherbants. Un inventaire des zones désherbées avec des pesticides est d’abord réalisé. Ensuite, en fonction de critères précis
(type de surface, proximité ou connexion avec l’eau, pente, etc.) ces dernières sont classées en risque élevé ou réduit. Etant donné la densité du réseau hydraulique et la présence importante de
revêtements imperméables, pratiquement 80 % des surfaces urbanisées se retrouvent classées à risque élevé.
Une fois l’ensemble du classement réalisé, une cartographie est dressée et permet de les visualiser. En fonction du niveau de risque déterminé (réduit ou élevé) des préconisations d’entretien sont adaptées.
Pour les zones à risque élevé des solutions alternatives sont alors proposées : Cela peut passer par la mise œuvre de matériel de désherbage alternatif (thermique, mécanique, etc.) et par la réalisation d’aménagements permettant de limiter la présence d’herbes spontanées (paillages, plantes couvre-sols, etc.).
Collectivités, particuliers, changeons nos pratiques ! ! !
Pour
répondre aux prérogatives de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), le SIVOM de la Baie a engagé une opération de reconquête de la qualité de l’eau. Dans ce cadre, la commune d’HILLION s’est
volontairement engagée dans la démarche.
Au travers de la mise en place d’un plan de désherbage communal, votre commune montre l’exemple à suivre, alors encouragez-la !
· En réfléchissant vous aussi à la place de la «mauvaise herbe » dans le centre bourg.
· En menant une réflexion avant tous recours aux pesticides.
· En considérant qu’un endroit non désherbé n’est pas synonyme de saleté.
· En utilisant, chacun à son échelle, les techniques de désherbage alternatif.
N’hésitez pas à prendre contact avec la Mairie, les Services Techniques ou le SIVOM de la Baie pour discuter ensemble de ce changement de comportement que
chacun doit engager.
N’oubliez pas ! La qualité de l’eau c’est l’affaire de tous !
Yvette Doré, Maire et le Conseil Municipal sont heureux
de vous inviter à ces journées :
Les Samedi 28 et dimanche 29 mars
à l'Espace Palante à Hillion
de 9h00 à 12h30 et de 14h00 à 18h00.
Programme :
. Exposition centrée sur l’habitat basse consommation d’énergie, salle « Les Dunes », avec la participation du CAUE 22, de PROGENER (représentant local de l’ADEME) et de
BATIPOLE : le samedi 28 mars 2009 à 9h30.
L’exposition et la table ronde animées par Henri Le Pesq, directeur du CAUE 22, s’adressent particulièrement aux professionnels (architectes, maîtres d’œuvre, entrepreneurs, artisans), aux
responsables de collectivités et aux particuliers engagés dans cette voie.
Informez vous sur votre maison de demain et construisons durablement
l'avenir !
Destockage de la plateforme de compostage de la Ville
Indeloup
Afin de préparer la saison 2009 de ramassage et de stabilisation des algues vertes, la mairie a demandé à ce que la plateforme de la Ville Indeloup soit évacuée de
tout stock.
L'entreprise Bleu Vert, gérante de cette plate-forme, a commencé ce destockage avec l'aide d'exploitants agricoles d'Hillion qui valorisent ce mélange algues vertes / broyats de végétaux en
structurant et fertilisant naturel du sol. Afin d'accélérer l'évacuation du site, Bleu Vert se propose de mettre à disposition, gratuitement et tous les jours de la semaine, un chargeur avec
chauffeur pour remplir les remorques agricoles de cet amendement.
La mairie invite donc tous les exploitants agricoles intéressés par ce fertilisant à se manifester auprès de
l'entreprise Bleu Vert : 06 28 22 70 52
A titre d'information, en zone légumière, l'utilisation moyenne conseillée de cet amendement est de 30 à 40 m3/ha/an. Les analyses et caractéristiques du produit sont disponibles en mairie.